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Haiti’s Historic Coffee Industry Holds Out Hope / L’Industrie Historique du Café Haïtien Garde l’Espoir

In a nation of coffee drinkers with a rich history of cultivation, production and export, these are not the best of times for Haiti’s once-proud coffee sector. Still, the country’s leading coffee companies persevere—some thrive, some diversify, and all hold out hope that what was once Haiti’s most prosperous industry can inch its way back to its days of glory.

Nearly a dozen coffee companies are listed on the Peace Dividend Marketplace-Haiti online business directory that links local suppliers to potential buyers.  The challenges they face are many. According to a 2010 World Bank report, Haiti’s coffee sector is constrained by poor transport and infrastructure, low on-farm productivity due in part to environmental degradation, large reductions in yield due to pests and disease, and an exodus of producers, exporters and traders.

Geo Weiner processing plant

The consequences have been staggering. One of the world’s leading coffee exporters only a century ago, Haiti has seen its gradual decline in production accelerate dramatically in recent years. Since the early 1980s, the amount of land under cultivation and production has declined by 50 percent. Coffee exports have fallen from $90 million to $3.2 million annually, and exports today account for only 12 percent of sales.

Notwithstanding the decline, the sector remains critical to the livelihoods of small producers. Unlike most coffee-producing countries, Haiti has few coffee plantations, so the sector is the main source of income for more than 100,000 Haitian farmers. The coffee ecosystem is also critical environmentally because most of the 1.5 percent of Haiti’s land under tree cover is in coffee production areas that need the cover for their mixed cultivation system.

“Our biggest problem is production,” explained Douglas Weiner of Geo Weiner S.A., one of Haiti’s largest coffee companies. “Everyone wants our coffee, we just can’t make enough of it.”  Family-owned for four generations, Geo Weiner even has a Starbucks-style coffee stand at the U.S. Embassy in Port-au-Prince.

Weiner points to poor quality control, primitive production methods, and informal exports to the Dominican Republic as major problems.

Claudja product line

Claude Lebreton, Jr., owner of Café Claudja S.A. is recovering from yet a different blow: his roasting plant in Petionville collapsed during the 2010 earthquake, injuring his mother, who founded the company with Claude’s father in 1952. She has since recovered. Despite losing much of its machinery to the quake, Café Claudja has managed to produce enough for the domestic markets, but exports have sagged and the firm has diversified its product line into everything from soya to syrups.

Lebreton points to problems in the supply chain. “The basic problem is the initial price of the green coffee in bulk, because after processing there are freight and production costs,” he said. “You have to maintain an affordable price for the client, but it is increasingly difficult to manage that.”

The World Bank report notes that because the coffee sector employs so many people and is a green industry, “Haiti’s inability to arrest this decline poses serious challenges to the livelihoods of thousands of households and the fragile ecosystem of the country.”

“With increasing attention being paid to the revitalization of agriculture,” the report concludes, “this moment provides some concrete opportunities to place the coffee supply chain into a higher productivity path.”

[Josh Hills assisted in the writing and research of this article.]

L’Industrie Historique du Café Haïtien Garde l’Espoir

Pour une nation de consommateurs de café avec une histoire riche en culture, en production et en exportation, le moment présent n’est pas le meilleur pour le secteur du café haïtien, autrefois si fier.

Cependant, les principales compagnies de café continuent à persévérer – certaines d’entre elles prospèrent, d’autres se diversifient, mais toutes gardent l’espoir que l’industrie qui était une fois la plus florissante en Haiti pourra, petit à petit, retourner à son état de gloire.

Presqu’une douzaine de compagnies de café ont rejoint le commerce en ligne du Peace Dividend Marketplace-Haiti qui établit des réseaux directs entre des fournisseurs locaux et des acheteurs potentiels. Nombreux sont les défis auxquels ils font face. Selon un rapport de la Banque Mondiale datant de 2010, le secteur du café haïtien est entravé par une infrastructure de transport et de logistique dépourvue de moyens adéquats, une faible productivité causée par les dégradations écologiques, une diminution remarquable des rendements provoquée par les infestations de pestes et de maladies végétales, et un exode considérable des producteurs, des exportateurs et des commerçants.

Les conséquences sont bouleversantes. Il y a seulement un siècle, Haiti était l’un des exportateurs de café les plus importants, mais depuis quelques années la baisse progressive de la production de café n’a fait qu’accélérer dramatiquement. Depuis le début des années 1980, la quantité de terrains dédiés à la culture et à la production de café a diminué de 50 %. L’exportation de café a chuté.  Elle est passée de $90 millions à $3.2 millions par an, et actuellement, les exportations représentent seulement 12 % des ventes.

Malgré ce déclin, le secteur de café reste quand même crucial aux moyens de subsistance des petits producteurs. Contrairement à la majorité des pays producteurs de café, Haiti compte pas mal de plantations de café, donc ce secteur constitue la principale source de revenus pour plus de 100,000 agriculteurs haïtiens. L’écosystème du café est aussi crucial sur le plan écologique ; en effet, la majorité des 1.5% de terrains boisés se trouve dans les zones de production de café puisque cette plante réclame de l’ombrage pour son système particulier de culture.

« Notre plus grand problème est la production », a expliqué Douglas Weiner de GEO Weiner S.A., l’une des plus grandes entreprises de café d’ Haiti. « Notre café est très demandé, nous n’arrivons simplement pas à en produire assez. » Entreprise familiale depuis quatre générations, Géo Weiner a même un kiosque rappelant Starbucks à l’Ambassade Américaine à Port-Au-Prince.

Weiner indique comme plus gros problème, le manque de contrôle de qualité, des méthodes de productions archaïques, et les exportations informelles vers la République Dominicaine.

Claude Lebreton Junior, propriétaire de Café Claudja S.A., se rétablit d’un choc différent : son entreprise de torréfaction de café situé à Pétion-Ville s’est effondrée suite au tremblement de terre du 12 Janvier 2010; sa mère, qui fonda la compagnie avec le père de Claude en 1952, fut blessée. Depuis lors, elle s’est remise. Malgré la perte de la plupart de ses machines durant le séisme, Café Claudja a put produire assez de café pour le marché local, mais les exportations ont diminuées et l’entreprise a du élargir sa gamme de produits allant du soja au sirop.

Lebreton signale les problèmes dans la chaine de production: « Le problème fondamental est le prix initial du café vert vendu en gros, parce qu’après le traitement des grains, il y a aussi les couts de transport et de production », dit-il. « Il faut garder un prix abordable pour le client, mais ceci devient de plus en plus difficile à gérer ».

Le rapport de la Banque Mondiale signale que « l’incapacité à remédier au déclin de l’industrie du café pose de sérieux défis aux moyens de survie de milliers de ménages haïtiens et à l’écosystème déjà fragile du pays » parce que le secteur du café est une affaire écologique qui emploie bon nombre d’Haïtiens.

« Avec la hausse d’intérêt envers un effort de relancer de l’agriculture, l’instant présent offre des opportunités précises qui placeront la chaine de production de café vers un chemin de productivité supérieure », a terminé le rapport de la Banque Mondiale.

 

 

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